Soixante-et-un détenus de la prison centrale de Makala, à Kinshasa, ont été libérés ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025 dans le cadre d’une mesure de liberté conditionnelle accordée par le ministère de la Justice et des Droits humains. Cette action s’inscrit dans la politique gouvernementale visant à désengorger les établissements pénitentiaires tout en renforçant les mécanismes de réinsertion sociale.
Le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a supervisé personnellement la cérémonie au sein de la prison. Il a rappelé que cette mesure n’équivaut pas à un effacement de peine, mais constitue une possibilité légale offerte aux détenus ayant démontré un comportement exemplaire et répondant aux critères établis par la commission d’évaluation.
« Vous rentrez dans vos familles, dans vos communautés. Soyez des modèles. Ne retombez pas dans les erreurs qui vous ont conduit ici », a exhorté le ministre, s’adressant aux bénéficiaires, majoritairement des jeunes.
Le gouvernement souligne que cette libération conditionnelle s’accompagne d’un suivi strict. Les ex-détenus devront se conformer aux obligations qui leur ont été imposées, sous peine de voir leur mesure révoquée. Le ministère précise que ce contrôle vise à encourager une réintégration responsable et à prévenir les risques de récidive.
Cette initiative s’inscrit dans un ensemble de réformes portées par le ministère de la Justice pour promouvoir un système pénitentiaire plus humain, respectueux des droits fondamentaux, et orienté vers la réhabilitation plutôt que la seule sanction.





