RDC : 270 détenus bénéficient d’une libération conditionnelle, le ministère de la Justice fait le point

Le ministère de la Justice et Garde des Sceaux a dressé, jeudi à Kinshasa, un état des lieux des avancées enregistrées dans le secteur judiciaire, notamment en matière de libérations conditionnelles et de renforcement de la chaîne pénale.

S’exprimant lors d’un briefing de presse, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a annoncé que 270 détenus ont bénéficié de libérations conditionnelles, après un examen rigoureux de leurs dossiers. Il a tenu à préciser que ces mesures ont été strictement encadrées par la loi, afin d’éviter toute dérive.

« Après examen, il y a eu 270 détenus qui ont bénéficié des libérations conditionnelles rigoureuses, strictement encadrées par la loi », a déclaré le ministre.

Selon Guillaume Ngefa, le ministère a reçu près de 800 dossiers de demandes de libération conditionnelle, tous passés au crible par les services compétents. Cet exercice, a-t-il expliqué, visait avant tout à assainir le processus, dans un contexte marqué par des pratiques frauduleuses.

« Il était important de mettre de l’ordre, parce qu’avant cela, des gens ont commencé à financer ces opérations pour tenter de faire libérer des personnes qui n’étaient même pas détenues », a-t-il déploré.

Au-delà des libérations conditionnelles, le ministre d’État a également mis en avant les efforts consentis pour renforcer la crédibilité de la chaîne pénale. À ce sujet, il a indiqué que 100 officiers de police judiciaire ont été formés, nommés et déployés à travers le pays.

Cette initiative, selon lui, vise à restaurer la légalité, la crédibilité et la légitimité des actes et documents émanant du ministère de la Justice.

« Il est important que les documents qui sortent de notre pays soient revêtus du sceau de la légalité et de la crédibilité », a insisté Guillaume Ngefa.

À travers ces actions, le gouvernement congolais affirme sa volonté de renforcer l’État de droit, de lutter contre les abus et de redonner confiance aux citoyens dans l’appareil judiciaire.

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