En pleine tournée parlementaire dans le Grand Nord du Nord-Kivu, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, s’est rendu samedi 21 février à Lubero, un territoire situé à seulement quelques kilomètres des zones de combats.
Cette localité, proche des lignes tenues par la coalition AFC/M23 que Kinshasa accuse d’être appuyée par l’armée rwandaise demeure l’un des points sensibles de la province. Malgré un climat sécuritaire tendu, le speaker de la Chambre basse a été accueilli par l’administrateur militaire avant de s’adresser à la population réunie au centre du territoire.
Face aux habitants, il a voulu délivrer un message centré sur le soutien moral aux communautés éprouvées par les affrontements, la nécessité d’une paix durable et l’importance de la cohésion sociale. Il a insisté sur l’unité nationale, qu’il a présentée comme un levier indispensable pour faire face à la crise sécuritaire et envisager la reconstruction.
Le président de l’Assemblée nationale a également fait référence aux initiatives diplomatiques entreprises par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, évoquant des démarches engagées notamment à Washington et à Doha en vue d’une désescalade dans l’Est de la République démocratique du Congo. Il a transmis aux habitants les salutations du président et salué leur endurance dans un contexte marqué par l’insécurité.
Ce déplacement, effectué durant les vacances parlementaires, est présenté comme une première à Lubero pour un président de l’Assemblée nationale en exercice, selon plusieurs sources locales. À proximité immédiate du front, la visite revêt ainsi une forte portée symbolique.
Au cours des échanges, des préoccupations liées à la protection des civils, à l’assistance humanitaire en faveur des déplacés et à la réhabilitation des infrastructures essentielles ont été soulevées. Aimé Boji Sangara a assuré qu’il relaierait ces doléances au Parlement ainsi qu’auprès du gouvernement.





