Kinshasa accueille ce vendredi le légendaire boxeur américain Mike Tyson, venu célébrer le cinquantième anniversaire du mythique combat entre Muhammad Ali et George Foreman, le « Rumble in the Jungle ». Mais cette visite va bien au-delà d’un simple hommage sportif : Tyson a, à plusieurs reprises, évoqué ses racines congolaises, faisant de son séjour un moment chargé de symbolisme pour la capitale congolaise.
À son arrivée à l’aéroport de Ndjili, Tyson a été accueilli par Deo Kasongo, directeur de Divo International, ainsi que par la ministre de la Culture et plusieurs personnalités locales. Son agenda inclut la participation à un festival culturel et musical prévu en septembre, ainsi qu’un combat hommage le 30 octobre au Stade Ali-Foreman, sur le site du mythique duel de 1974.
Le « Rumble in the Jungle » avait marqué l’histoire de la boxe mondiale : Muhammad Ali y avait battu George Foreman par KO au 8ᵉ round devant des milliers de spectateurs congolais, offrant à la RDC un moment de gloire planétaire. Aujourd’hui, la présence de Tyson résonne comme un pont entre passé et présent, célébrant non seulement l’héritage sportif mais aussi le lien de la diaspora africaine avec ses racines.
Pour beaucoup à Kinshasa, voir Tyson dans leur ville est une occasion de revendiquer cette connexion culturelle, et de rappeler que la boxe, au-delà du ring, peut être un vecteur d’unité et de fierté nationale. Le cinquantenaire du « Rumble in the Jungle » devient ainsi un événement à la fois sportif, historique et symbolique, où l’histoire personnelle de Tyson croise celle de la RDC.





