Entrepreneure et présidente de la Fondation GRÂME « Grâce à ma mère », Julie Nsuele Manika a captivé le public le vendredi 31 octobre 2025 à l’Université de Kinshasa, lors d’une conférence organisée par la Dynamique Femme UNIKIN. Devant des étudiants et des personnalités venues de divers horizons, elle a partagé sa vision du leadership sous le thème : « Mentorat et réseautage : bâtir des conditions pour réussir ».
CEO de Success 360° et administratrice de Power Media Groupe, elle a insisté sur l’importance de l’accompagnement et des relations humaines pour construire un leadership durable et inclusif.


Pour Julie Nsuele, le leadership dépasse le simple exercice d’un pouvoir ou d’un titre, cela, a-t-elle expliqué, consiste à tracer des chemins, inspirer et fédérer ceux qui nous entourent »
Il peut s’exercer partout : dans la famille, à l’école, dans son quartier ou au sein d’une organisation. La crédibilité repose sur l’intégrité et la cohérence entre paroles et actions, et la transmission de savoirs est essentielle pour préparer la relève.
Elle a partagé son expérience personnelle avec le mentorat, évoquant les deux mentors qui ont marqué son parcours et lui ont transmis rigueur et sens du travail bien fait. « Le mentor guide et conseille sur le long terme, il ouvre des portes sans financer ni gérer la performance directe », a-t-elle précisé. Pour tirer pleinement profit du mentorat, c’est au mentoré de prendre l’initiative et de présenter ses projets, en s’appuyant sur la confiance et le partage d’expériences.

Julie Nsuele a ensuite mis l’accent sur le réseautage comme levier indispensable pour le développement personnel et professionnel. « Une relation professionnelle se construit sur l’échange et la valeur que l’on apporte, pas sur la seule demande », a-t-elle souligné. Disposer d’une carte de visite, se présenter clairement et rejoindre des cercles d’expertise sont autant de gestes simples mais déterminants pour créer des opportunités durables.

À travers son message, Julie Nsuele invite les jeunes à devenir des leaders responsables, capables de préparer la relève, d’inspirer leurs pairs et de contribuer au développement collectif de la société congolaise. « Leadership, mentorat et réseautage sont les trois piliers de la réussite. Celui qui sait mobiliser, apprendre et se connecter aux autres ne peut que progresser », a-t-elle affirmé. Elle a conclu sur une note d’humilité : « Évaluez vos actions, ajustez vos pas et surtout, avancez. Le leadership n’est pas un objectif, c’est un chemin. »
Cette intervention démontre que le leadership féminin en RDC n’est pas seulement une aspiration : c’est une force capable de transformer la société, créer des ponts entre générations et préparer un avenir plus inclusif et solidaire.







