Le gouvernement provincial de Kinshasa a décidé de mettre fin à la perception illégale des recettes publiques par des structures et personnes non habilitées. Dans un communiqué officiel signé par le ministre provincial des Finances, de l’Économie et du Numérique, Magloire Kabemba, les autorités annoncent la suspension de tous les contrats liant la Ville à des prestataires privés chargés de collecter les taxes et redevances locales.
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération d’assainissement de la chaîne de collecte des recettes, alors que de nombreuses plaintes ont été enregistrées sur la prolifération de collecteurs non autorisés et le manque de transparence dans la gestion des fonds publics.
Le ministre rappelle que, selon la loi sur les finances publiques, la mobilisation des recettes de l’État et des provinces relève exclusivement des régies financières agréées. Toute intervention de tiers non habilités est désormais passible de poursuites judiciaires.
« Le gouvernement provincial réaffirme sa détermination à restaurer une gestion rigoureuse et transparente des ressources publiques », indique le communiqué. Les personnes physiques ou morales concernées sont invitées à se présenter au cabinet du ministre provincial, muni de leurs contrats, pour des échanges visant à régulariser leurs situations conformément aux textes en vigueur.
Sur le terrain, cette mesure est perçue comme un signal fort contre les pratiques de détournement et d’enrichissement illicite. Plusieurs acteurs économiques saluent une décision qui pourrait aussi mettre fin aux abus dont sont victimes les petits commerçants, souvent contraints de verser des taxes à des agents informels sans traçabilité.
À travers cette initiative, le gouvernement provincial de Kinshasa veut ainsi reprendre le contrôle de la fiscalité locale et garantir que chaque franc perçu bénéficie effectivement à la collectivité, dans un contexte où la capitale cherche à augmenter ses recettes internes pour financer ses projets de développement.





