La levée des immunités parlementaires de Joseph Kabila continue de susciter des interrogations.
Pour Christian Moke, lors d’une interview lui accordée, cette initiative semble davantage politique que juridique. « On accuse sur base de rumeurs. Aucune preuve formelle n’a été produite à ce jour pour justifier une telle démarche », affirme-t-il.
L’analyste pointe une tendance inquiétante : la judiciarisation des rapports politiques, au détriment du droit. « Si Kabila était réellement impliqué dans des activités répréhensibles, pourquoi ne pas produire les faits ? Pourquoi agir dans la précipitation ? », s’interroge-t-il.
Moke souligne enfin que ce précédent fragilise l’institution parlementaire : « En levant les immunités sans débat objectif, on ouvre la voie à une instrumentalisation de la justice. C’est un signal dangereux pour l’équilibre des pouvoirs. »
Debon SIMER MEKAMPAN.





