Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention est attendu lundi 24 novembre à l’Assemblée nationale pour s’expliquer sur la multiplication à Kinshasa des interventions esthétiques de type Brazilian Butt Lift (BBL), devenues particulièrement populaires auprès des jeunes femmes.
La convocation fait suite à une question d’actualité déposée par le député national Guy Mafuta Kabongo. Celui-ci dénonce les risques sanitaires « extrêmement élevés » liés à ces opérations, notamment lorsqu’elles sont réalisées dans des cliniques non reconnues ou par des prestataires sans qualification médicale.
Le parlementaire appelle le gouvernement à renforcer les contrôles dans les structures de santé, mais aussi à lancer des campagnes de sensibilisation pour alerter sur les conséquences parfois irréversibles de ces pratiques. Le BBL consiste à prélever de la graisse dans différentes zones du corps avant de l’injecter dans les fesses pour en augmenter le volume, une procédure pouvant entraîner infections, complications respiratoires, voire décès lorsqu’elle est mal réalisée.
Cette audition pourrait ouvrir la voie à un encadrement plus strict du secteur de l’esthétique médicale en RDC, alors que le phénomène s’étend dans la capitale sous l’influence des réseaux sociaux, des standards de beauté mondialisés et d’un marché informel en pleine expansion.





