Le 23 mai 2025 restera une date marquante dans l’histoire politique de la RDC. Ce jour-là, l’ancien président Joseph Kabila, fraîchement privé de ses immunités parlementaires, a brisé un long silence à travers un discours virulent, dressant un tableau sombre de la situation actuelle du pays sous la présidence de Félix Tshisekedi.
Utilisant des termes forts, Kabila a accusé le pouvoir en place d’avoir instauré une « dictature », un « coup d’État institutionnel » et une « violation délibérée de la Constitution ». Il a décrit une « ivresse du pouvoir sans limite » caractérisée par la concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul homme, dénonçant un régime basé sur le populisme, la démagogie, et l’asphyxie des populations.
L’ancien chef d’État a aussi évoqué une instrumentalisation de la justice, qu’il qualifie de « chambre d’enregistrement » soumise à une « pensée unique », accusant le Parlement et les institutions de ne plus jouer leur rôle. Il a pointé du doigt une « politique de haine, de tribalisme, et d’impunités avec la mise en place de milices tribales et une perte du monopole de la violence légitime





