Est de la RDC : Kinshasa dénonce une présence militaire rwandaise toujours active autour d’Uvira

Les tensions restent vives dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans une déclaration rendue publique mercredi, le gouvernement congolais affirme que des forces rwandaises poursuivent leur présence sur le territoire national, en particulier dans la région d’Uvira, malgré les engagements pris dans les cadres régional et international.

Selon les autorités de Kinshasa, les zones concernées par cette présence se seraient progressivement élargies au cours des dernières semaines, avec des mouvements militaires observés vers le sud du pays. Le gouvernement parle d’une atteinte directe à la souveraineté nationale et accuse Kigali de ne pas respecter ses obligations diplomatiques.

Kinshasa affirme par ailleurs que de nouveaux contingents rwandais auraient été signalés dans les hauts plateaux d’Uvira, de Fizi et de Mwenga. Ces éléments opéreraient aux côtés de groupes armés locaux, une stratégie que le gouvernement estime destinée à brouiller l’identification des forces engagées. Les autorités redoutent une extension du conflit vers des zones jugées stratégiques, notamment en direction de la province du Tanganyika.

Le gouvernement congolais conteste formellement les déclarations rwandaises évoquant un retrait de troupes. Il estime que ces annonces ne correspondent pas à la réalité observée sur le terrain et dénonce un discours contradictoire.

Dans sa communication, Kinshasa évoque également des restrictions pesant sur les populations civiles dans certaines zones concernées, ainsi que des atteintes aux libertés fondamentales, notamment à l’encontre de journalistes et d’acteurs de la société civile.

La RDC réclame enfin un retrait effectif et vérifiable de toute force étrangère présente sur son sol et appelle ses partenaires internationaux à jouer un rôle plus actif afin de prévenir une nouvelle escalade du conflit. Le gouvernement assure poursuivre ses démarches diplomatiques en vue d’un règlement durable de la crise sécuritaire dans l’est du pays.

Share it :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *