Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a officiellement pris acte du cessez‑le‑feu annoncé par l’Angola entre le gouvernement congolais et le groupe rebelle M23, prévu pour le 18 février. Dans un communiqué publié ce vendredi par la présidence, Kinshasa salue l’initiative angolaise et souligne son engagement en faveur d’une solution pacifique au conflit dans l’est du pays.
Selon le gouvernement congolais, ce cessez‑le‑feu s’inscrit dans le cadre du mécanisme de suivi et de vérification signé à Doha en octobre 2025, visant à assurer une cessation effectivement contrôlée et durable des hostilités. La présidence insiste sur le respect strict du gel des positions militaires, l’arrêt de tout renforcement ou approvisionnement offensif, l’interdiction de toute action visant à modifier le statu quo, ainsi que la protection des populations civiles et le respect du droit international humanitaire.
Kinshasa avertit que toute manœuvre unilatérale pour consolider les positions ou altérer l’équilibre militaire compromettrait la crédibilité du processus et fragiliserait les perspectives de paix. La présidence réaffirme en revanche que le pays reste déterminé à rechercher un retour durable à la paix, dans le respect de sa souveraineté et de la sécurité de ses citoyens.
Cette annonce intervient alors que l’est de la RDC demeure le théâtre de combats entre les Forces armées congolaises et le M23, ainsi que de violences menées par d’autres groupes armés. Elle complète l’initiative diplomatique de l’Angola, qui prévoit également la phase préparatoire d’un dialogue inter‑congolais à Luanda, avec le suivi de la MONUSCO et l’appui de la communauté internationale pour assurer la mise en œuvre du cessez‑le‑feu.





