Éducation nationale : La Ministre de l’éducation Raïssa Malu alerte sur l’impact négatif de la Guerre dans le secteur de l’éducation.

Ce mardi 4 mars , la cheffe de l’éducation nationale congolaise Raissa Malu a accordé un briefing presse avec son homologue , le ministre de la communication Patrick Muyaya.

La Ministre de l’éducation a alerté sur l’impact négatif de la guerre dans le secteur de l’éducation, selon la ministre de l’éducation, plus de 2.500 écoles sont touchées , 1. 483 sont fermées, 35 détruites , 45 sans mobiliers et 3 occupées par des groupes armés, affectant ainsi plus d’un million d’enfants devenus déscolarisés.

Certaines écoles servent même d’abris pour déplacés ou cimetière. L’insécurité pousse 50% des enfants à ne plus aller en classe. Face à ces dégâts matériels et psychologiques.

Par ailleurs, la ministre de l’éducation a confirmé la paie des enseignants se trouvant dans les zones touchées par des conflits dans la partie Est de la RDC a « déjà été libérée par le gouvernement sans aucune discrimination »

Elle précise cependant que la difficulté qui sort de son champ d’action réside dans le fait qu’actuellement, les banques, toujours fermées, doivent attendre le mot d’ordre du gouvernement pour leur ouverture. En attendant, elle a rassuré que ses collègues du Budget et des Finances y travaillent déjà pour trouver les meilleures solutions possibles et utiliser toutes les options à notre disposition.

La ministre d’État, qui répondait à la presse au cours du traditionnel rendez-vous de recevabilité organisé par le ministre de la Communication et des Médias, a déclaré que dès le début de la crise, le gouvernement et ses partenaires du secteur de l’éducation, notamment l’Unicef et Save the Children, avec le secrétariat général à l’Enseignement et l’inspection générale, avaient mis en place une cellule de crise.

« Nous sommes en train de travailler avec ces partenaires humanitaires pour pouvoir monitorer la crise et préparer le plan de réponse. La priorité pour nous avec nos partenaires est d’abord d’assurer la sécurité dans nos écoles. Nous sommes également en train de travailler sur un plan de réponse budgétisé pour voir ce qui serait pris en charge par le gouvernement et ce qui serait pris en charge par nos partenaires humanitaires. » a-t-elle martelé.

Pas de distinction entre enseignants du Nord et du Sud-Kivu et les enseignants des autres provinces

Pour ce qui est de la paie des enseignants, la ministre d’État a insisté que pour le gouvernement, les enseignants sont les mêmes partout.

« Nous ne faisons pas de distinction entre les enseignants du Nord et du Sud-Kivu et les enseignants des autres provinces. Nous traitons avec le même sérieux, avec la même détermination toute la situation », a-t-elle indiqué.

À cette occasion, la professeure Raïssa Malu s’est solidarisé avec les enseignants du coin. « qu’ils sachent qu’ils sont notre préoccupation majeure plus que l’ensemble de nos services pour qu’ils puissent obtenir ce qui leur revient de droit », a-t-elle affirmé, et précise cependant que l’éducation doit rester une priorité pour limiter les impacts à court , moyen et long terme.

Debon SIMER M.

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