La République démocratique du Congo se rapproche de la fin de l’épidémie d’Ebola, après plusieurs semaines de surveillance et de réponses sanitaires intensives. Lors d’une réunion stratégique tenue ce lundi 27 octobre, le ministère de la Santé Publique a annoncé que la riposte pourrait être officiellement levée dans 34 jours, à condition qu’aucun nouveau cas ne soit détecté d’ici là.
Depuis le début de cette épidémie, 64 cas ont été recensés, dont 53 confirmés, 11 probables, avec 19 guérisons et 45 décès. Le dernier patient a quitté le centre de traitement de Bulapé, dans la province du Kasaï, le 19 octobre 2025, marquant le début d’une période de 42 jours d’observation, conformément aux protocoles de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Le ministère souligne toutefois que la vigilance reste de mise. Les équipes sanitaires continuent de surveiller les zones touchées, de former le personnel de santé, de renforcer les laboratoires et centres de triage, et de réhabiliter les infrastructures sanitaires, avec un accent particulier sur l’accès à l’eau, un élément clé pour prévenir la propagation du virus.
Cette nouvelle épidémie d’Ebola s’inscrit dans un contexte historique particulier pour la RDC, pays régulièrement confronté à ce virus depuis son identification dans la région du Zaïre en 1976. Les provinces de l’Est et du Centre du pays ont été touchées à plusieurs reprises au cours des dernières décennies, faisant de la surveillance et de la réactivité des autorités sanitaires des enjeux majeurs pour la santé publique.
Le ministère de la Santé appelle la population à signaler tout symptôme suspect et à respecter strictement les mesures d’hygiène, jusqu’à la fin officielle de l’épidémie. Selon les experts, la levée de la riposte marquera un tournant important, mais le suivi post-épidémique restera essentiel pour éviter toute résurgence.





