La scène artistique congolaise est en deuil. Joseph Kinkonda, plus connu sous le nom de Chéri Chérin, est décédé le dimanche 19 octobre 2025 à Kinshasa à l’âge de 70 ans, des suites d’une maladie, laissant derrière lui un héritage artistique inestimable.
Chéri Chérin était l’une des figures emblématiques de la peinture populaire congolaise, un mouvement né dans les années 1970 à Kinshasa, aux côtés d’autres artistes comme Chéri Samba et Chéri Benga. Ses œuvres, souvent colorées et empreintes de satire sociale, reflétaient la vie quotidienne, les défis politiques et les réalités sociales de la République Démocratique du Congo.
Au cours de sa carrière, Chéri Chérin a contribué à rendre l’art accessible au grand public, en plaçant la vie urbaine et les préoccupations populaires au cœur de ses tableaux. Son style unique, mêlant réalisme et critique sociale, a marqué plusieurs générations d’artistes congolais et africains, et ses œuvres ont été exposées dans des galeries et musées à travers le monde.
Au-delà de ses créations, Chéri Chérin a joué un rôle essentiel dans la transmission de son savoir. Il a formé de nombreux jeunes artistes dans son atelier, l’Atelier de Recherche d’Art Populaire (ARAP), contribuant ainsi à la pérennité de la peinture populaire congolaise.
Le décès de Chéri Chérin laisse un vide immense dans le paysage artistique congolais et africain. Cependant, son héritage perdurera à travers ses œuvres, qui continuent d’inspirer et de témoigner de la richesse culturelle et de la créativité du Congo.
Les hommages se multiplient déjà sur les réseaux sociaux et dans le milieu artistique, saluant la contribution d’un artiste qui a su allier talent, engagement social et amour de la culture populaire.





