À Kinshasa, le professeur Modeste Bahati Lukwebo a abordé mercredi, au cours d’une conférence de presse, plusieurs questions d’actualité politique et sécuritaire.
Parmi les sujets évoqués figure le débat sur un éventuel changement de la Constitution. Le président de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) a tenu à relativiser l’argument de l’ancienneté du texte fondamental. « Si ceux qui ont 60 ou 50 ans ne sont pas matures, comment voulez-vous qu’une Constitution de 17 ans soit vieille ? », a-t-il déclaré, estimant que l’âge de la Loi fondamentale ne saurait, à lui seul, justifier sa remise en cause. Il plaide pour un débat dépassionné et responsable sur les réformes institutionnelles.
Autre dossier abordé : la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Modeste Bahati Lukwebo a commenté la question du cessez-le-feu et les récentes sanctions américaines visant l’armée rwandaise, qu’il considère comme « un pas vers la paix ». Il a salué ce qu’il perçoit comme un signal fort en faveur du respect de la souveraineté congolaise.
Le sénateur est également revenu sur les accusations relayées sur les réseaux sociaux l’impliquant dans un prétendu rachat de la BRALIMA/Bukavu, filiale du groupe Heineken. Il affirme n’être « concerné ni de près ni de loin » par cette affaire et annonce la saisine de la justice contre les auteurs de ces allégations.
Enfin, il a dénoncé une « campagne de diabolisation » visant, selon lui, à ternir son image et à l’opposer au Chef de l’État, Félix Tshisekedi.





