COP30 : À Belém, Félix Tshisekedi défend la RDC comme « pays-solution » et dénonce l’écocide

À la veille du lancement de la 30ᵉ Conférence des parties sur le climat (COP30), le Sommet climatique de Belém s’est ouvert le jeudi au Hangar Centre de Conventions de l’Amazonie, au Brésil. Une cinquantaine de chefs d’État participent à cette rencontre, accueillis par le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a dressé un constat sévère : « Nous avons échoué à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris », a-t-il déclaré.

Le président Lula da Silva a annoncé le lancement du Fonds pour les forêts tropicales éternelles (TFFF), destiné à soutenir la protection et la restauration des forêts tropicales dans le monde.

Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, a quant à lui appelé à des actions immédiates. « Dix ans après l’adoption de l’Accord de Paris, il est temps de passer des promesses aux actes », a-t-il insisté. Selon lui, la crise climatique n’est pas seulement environnementale : « C’est aussi une crise de justice et d’équité. Les pays déjà touchés par les chocs climatiques ont droit à la protection aujourd’hui, pas seulement à des promesses d’atténuation demain. »

Le président congolais a présenté la RDC comme un « pays-solution » grâce à ses forêts tropicales, véritables poumons de la planète, tout en dénonçant l’écocide, c’est-à-dire la destruction des forêts primaires, des parcs et des aires protégées. Il a également exposé son projet Couloir vert Kivu-Kinshasa, un dispositif territorial de conservation des paysages couvrant plus de 540 000 km², dont plus de 100 000 km² de forêts primaires.

Durant ces deux jours de sommet, Félix Tshisekedi poursuivra son plaidoyer dans des groupes thématiques et à travers une série de rencontres bilatérales, notamment avec le président Lula da Silva. Il participera également au déjeuner de lancement du Fonds pour les forêts tropicales éternelles (TFFF).

Avec cette démarche, la RDC entend affirmer son rôle central dans la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité, tout en appelant la communauté internationale à respecter ses engagements envers les pays les plus vulnérables.

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