Le boxeur français d’origine congolaise Tony Yoka est arrivé à Kinshasa ce samedi, avec une mission claire : préparer une éventuelle revanche contre le poids lourd congolais Martin Bakole, près de quatre ans après sa défaite à Paris-Bercy, le 14 mai 2022. Cette première défaite professionnelle, qui avait marqué un tournant dans sa carrière, reste pour lui une motivation majeure pour revenir sur le ring.
À 31 ans, Yoka affiche une ambition assumée et souhaite organiser ce combat sur le sol congolais, un choix qu’il qualifie de « symbole fort ». « Mon père a commencé la boxe au Congo, puis il est arrivé en France. Moi, je suis devenu champion olympique. Revenir boxer à Kinshasa, ce serait boucler la boucle », a-t-il déclaré.
Il ajoute qu’une revanche contre Bakole n’est pas seulement sportive : « C’est moi qui demande ce combat. Je me sens prêt et déterminé à le battre à Kinshasa. »
Le séjour de Tony Yoka dans la capitale congolaise ne se limite pas à la préparation sportive. En partenariat avec le ministère des Sports, il prévoit des actions en faveur de la jeunesse, avec des ateliers de formation, des activités de mentorat et des séances de sensibilisation.
« Je veux partager mon expérience et redonner quelque chose à la jeunesse congolaise », explique-t-il.
Mais son retour à Kinshasa a aussi ravivé les tensions avec Martin Bakole. Après que Bakole l’a qualifié de « faux Congolais », Yoka a répliqué avec ironie : « Il devrait me dire : ‘Merci ya Tony !’ » Bakole a rapidement réagi lors d’un direct sur Facebook, dénonçant un opportunisme identitaire et accusant Yoka de ne se souvenir de ses racines que pour relancer sa carrière.





