Alors que le ministre de la Communication le qualifie d’« homme du passé », Joseph Kabila continue de cristalliser l’attention politique et médiatique. Pour l’analyste Christian Moke, interrogé à cette question lors d’une interview spécial e ce mardi 27 mai 2025, reond brièvement que ce qualificatif traduit une approche réductrice de l’histoire. « L’homme du passé n’est pas celui qui a disparu de la scène, mais celui dont l’action n’influence plus le présent. Ce n’est pas le cas de Kabila », affirme-t-il.
Christian Moke rappelle que les grandes figures politiques, même après leur mandat, demeurent actives à travers leurs idées, leurs réseaux et leur vision du pays. Kabila, selon lui, incarne encore un pôle d’influence que l’actualité continue de convoquer, à travers les débats sur sa gestion passée, ses prises de parole, ou encore les soupçons de collusion avec des mouvements armés.
« Le nier, c’est refuser de lire l’histoire comme un levier du présent. Toute démocratie mature s’enrichit de ses anciens leaders, même critiques », conclut Moke.
Debon SIMER M.





