Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a décidé de suspendre pour une durée de 30 jours le prédicateur Jules Mulindwa de tous les médias opérant en République démocratique du Congo.
La décision a été prise lors d’une assemblée plénière tenue le 4 juin 2026 à Kinshasa, à l’issue de l’examen de plusieurs griefs retenus contre l’intéressé.
Selon le CSAC, Jules Mulindwa aurait tenu, lors d’une prédication à Kinshasa, des propos qualifiés d’injurieux, méprisants et discriminatoires à l’endroit de certains Congolais, notamment des membres et sympathisants des partis politiques de l’opposition.
L’organe de régulation indique également que le prédicateur n’a pas répondu favorablement à son interpellation. Convoqué pour présenter ses moyens de défense le 28 mai dernier, il aurait opposé une fin de non-recevoir à la démarche du régulateur.
Le CSAC affirme par ailleurs avoir relevé la diffusion et la mise en ligne d’autres vidéos contenant des messages jugés inappropriés et contraires aux bonnes mœurs.
Dans sa décision, l’institution rappelle que Jules Mulindwa, en tant qu’éducateur et communicateur influent, a le devoir de protéger le public, en particulier les enfants et les jeunes qui suivent régulièrement ses enseignements à travers les médias et les plateformes numériques.
Au regard de l’urgence et de la nécessité de faire respecter les dispositions légales en matière de communication et de médias, le CSAC a prononcé une suspension de trente jours à l’encontre du prédicateur sur l’ensemble des médias du pays.
L’instance de régulation interdit également aux directeurs des programmes des chaînes de radio, de télévision ainsi qu’aux autres plateformes médiatiques de recevoir Jules Mulindwa sur leurs antennes ou de diffuser ses productions pendant toute la durée de la sanction, sous peine de s’exposer aux sanctions prévues par la loi.




