La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a renvoyé au 25 juin prochain le procès impliquant plusieurs officiers généraux des Forces armées de la RDC (FARDC), dont le général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, ancien chef d’état-major général, et le général d’armée John Numbi, ancien inspecteur général des FARDC.
Cette affaire judiciaire concerne au total dix officiers supérieurs, poursuivis pour des faits particulièrement graves, notamment trahison, complot contre l’ordre constitutionnel, apologie du terrorisme, propagation de faux bruits, violation des consignes militaires, désertion à l’étranger et détention illégale d’armes et de munitions de guerre.
Dès l’ouverture de l’audience, le premier président de la Haute Cour militaire, le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, a procédé à l’identification des prévenus présents, chacun étant appelé à décliner son identité conformément à la procédure.
La Cour a ensuite notifié aux accusés les faits mis à leur charge. Selon l’acte d’accusation, il leur est reproché leur implication présumée dans un complot visant à porter atteinte à l’ordre constitutionnel en République démocratique du Congo, ainsi que la détention et la circulation illégale d’un important arsenal militaire.
Parmi les autres prévenus figurent plusieurs officiers supérieurs des FARDC, dont certains sont en fuite. À ce titre, la Haute Cour militaire a ordonné, à la demande du ministère public, que ces derniers soient jugés par défaut.
Après les formalités d’identification et la lecture des charges, la juridiction militaire a levé l’audience et renvoyé l’affaire au 25 juin 2026. Cette prochaine audience sera consacrée à l’examen des questions de procédure avant l’ouverture des débats au fond.
Cette affaire, suivie de près par l’opinion publique, concerne des personnalités militaires de haut rang, ce qui lui confère un caractère particulièrement sensible dans le contexte sécuritaire actuel du pays.




