Le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a répondu ce jour à la question orale avec débat initiée à l’Assemblée nationale par Adèle Bazizane Maheshe, autour du taux d’accès à l’électricité et du financement des infrastructures énergétiques en République Démocratique du Congo.
Au cours de cet exercice de redevabilité républicaine, le ministre a présenté l’état actuel du secteur de l’électricité ainsi que les avancées enregistrées depuis sa prise de fonctions, il y a neuf mois jour pour jour. Il a également détaillé les principaux défis techniques, institutionnels et financiers qui continuent de freiner l’expansion de l’accès à l’électricité à travers le pays.
Des projets énergétiques relancés et des réformes engagées
Face aux élus nationaux, Aimé Sakombi Molendo a rappelé les progrès réalisés dans plusieurs projets structurants du secteur énergétique, notamment les centrales de Kakobola et Bulungu, la relance du projet hydroélectrique de Katende ainsi que les réformes entreprises dans le cadre du Compact énergétique.
Le ministre a souligné que ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie globale visant à moderniser les infrastructures énergétiques nationales et à améliorer progressivement la desserte électrique sur l’ensemble du territoire.
Un objectif de 62 % d’accès à l’électricité d’ici 2030
Le Gouvernement ambitionne de faire passer le taux national d’accès à l’électricité de 21,5 % à 62 % d’ici 2030, grâce à une combinaison d’investissements publics, de mobilisation du secteur privé, du développement des énergies renouvelables et de la mise en œuvre de grands projets structurants.
Parmi les projets mis en avant figurent notamment Inga III ainsi que le complexe hydroélectrique de Pioka, considérés comme des piliers de la future stratégie énergétique du pays.
Le ministre des ressources hydrauliques a également insisté sur l’importance de l’Atlas hydroélectrique national récemment finalisé, qui identifie 3 348 sites hydroélectriques pour un potentiel énergétique réévalué à 167 000 mégawatts. Selon lui, cet outil ouvre désormais la voie à une planification énergétique plus cohérente, crédible et attractive pour les investisseurs.





