Le gouvernement congolais va lancer ce lundi 11 mai 2026 à Kinshasa une mission de consultation avec l’Organisation mondiale du commerce dans le cadre des préparatifs du troisième examen des politiques commerciales de la République démocratique du Congo, prévu du 28 au 30 octobre 2026 à Genève (Suisse).
Organisées sous l’égide du ministère du Commerce extérieur, ces consultations réunissent pendant plusieurs jours des experts de différents secteurs, des représentants des administrations publiques ainsi que des acteurs du secteur privé afin d’évaluer le fonctionnement actuel du système commercial congolais.
Au cœur des échanges figurent plusieurs questions jugées stratégiques pour l’économie nationale, notamment les politiques appliquées aux importations et aux exportations, les procédures douanières, les barrières non tarifaires ainsi que les mesures destinées à renforcer la compétitivité du marché congolais.
Les travaux vont également analyser les mécanismes fiscaux et réglementaires dans plusieurs secteurs clés tels que l’agriculture, l’industrie, la santé et les investissements productifs.
Concernant les exportations, les discussions portent notamment sur les taxes appliquées, les dispositifs d’incitation économique ainsi que le rôle des Zones économiques spéciales (ZES) dans l’amélioration de la production nationale et l’attraction des investisseurs.
Selon les autorités congolaises, cette mission doit permettre d’identifier les contraintes qui freinent encore les échanges commerciaux et la compétitivité de l’économie du pays, dans un contexte où la RDC cherche à renforcer sa présence sur les marchés régionaux et internationaux.
L’objectif affiché est également de disposer d’un état des lieux précis du climat commercial congolais avant l’évaluation officielle qui sera organisée à Genève devant les États membres de l’OMC.
Déjà soumis à cet exercice en 2010 et en 2015 depuis son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce, la RDC veut profiter de cette nouvelle étape pour mettre en avant les réformes engagées ces dernières années, mais aussi attirer davantage d’investissements grâce à un environnement économique jugé plus stable et plus compétitif.





