RDC : le parti de Moïse Katumbi accuse Félix Tshisekedi de préparer un « coup d’État constitutionnel » et rejette toute révision de la Constitution

Kinshasa, 08 mai 2026. Le parti d’opposition Ensemble pour la République, dirigé par Moïse Katumbi, a durci le ton contre le pouvoir en place en dénonçant une supposée volonté du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de préparer un « coup d’État constitutionnel » à travers les débats autour d’une éventuelle révision de certaines dispositions de la Constitution.

Dans une prise de position rendue publique, le parti affirme qu’il n’acceptera « aucun glissement » ni aucune tentative de modification des dispositions jugées verrouillées par l’article 220 de la Constitution, notamment celles relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels.

« Monsieur Félix Tshisekedi doit comprendre qu’il arrive au terme de son dernier mandat. En 2028, une nouvelle ère doit s’ouvrir », a déclaré Ensemble pour la République, qui promet de rester mobilisé « pour la défense des valeurs républicaines et constitutionnelles ».

Le parti de Moïse Katumbi considère que toute tentative de révision des dispositions protégées par l’article 220 constituerait une violation grave du pacte républicain et une menace pour l’alternance démocratique en République démocratique du Congo.

Dans son communiqué, la formation politique évoque notamment des risques de « dérive dictatoriale », de « présidence à vie » et va jusqu’à qualifier une éventuelle initiative de révision constitutionnelle de « haute trahison ».

Selon le parti Ensemble pour la République, les dispositions relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels demeurent « intangibles » et ne peuvent faire l’objet d’aucun référendum ni d’aucune procédure de modification.

Face à ce qu’il considère comme une menace contre l’ordre constitutionnel, Ensemble pour la République appelle à une mobilisation populaire ainsi qu’à la mise en place d’un « Front républicain de résistance » afin de défendre l’alternance démocratique prévue en 2028.

Le parti accuse également le pouvoir en place de mauvaise gouvernance, de clientélisme politique et d’instrumentalisation du tribalisme dans la gestion des affaires publiques.

Enfin, la formation politique de Moïse Katumbi appelle la communauté internationale à ne pas rester « complice silencieuse » face à ce qu’elle présente comme un risque de glissement constitutionnel en République démocratique du Congo.

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