Kinshasa, 07 mai 2026. Le gouvernement provincial de Kinshasa a annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie à la suite d’accusations d’abus sexuels visant le promoteur du Lycée Madame de Sévigné, une affaire qui suscite une vive émotion dans l’opinion publique.
Intervenant devant l’Assemblée provinciale de Kinshasa, le ministre provincial de l’Éducation, Thierry Tshitenga, a indiqué qu’une commission spéciale a été mise en place afin de mener des investigations approfondies et d’établir la vérité sur les faits dénoncés.
Selon les autorités provinciales, cette commission aura pour mission d’auditionner les différentes parties concernées, notamment le dénonciateur, d’éventuels témoins, des membres du personnel enseignant et administratif, des représentants des parents d’élèves, ainsi que d’anciens élèves disposés à témoigner. La personne mise en cause devra également être entendue dans le cadre de cette procédure.
L’affaire a éclaté après les déclarations publiques d’un parent d’élève dénonçant de présumés abus sexuels au sein de cet établissement scolaire privé de la capitale. À la suite de ces révélations relayées dans plusieurs médias et sur les réseaux sociaux, d’autres témoignages similaires auraient émergé, poussant les autorités à renforcer les investigations.
Le ministre provincial de l’Éducation a précisé qu’une première mission d’enquête avait déjà été dépêchée sur le terrain en collaboration avec les services de l’Inspection de l’enseignement. Cette mission a permis de recueillir plusieurs témoignages auprès d’élèves et de membres du personnel éducatif.
Toutefois, les autorités soulignent qu’à ce stade, aucune conclusion définitive ne peut encore être tirée, les enquêtes étant toujours en cours et la justice déjà saisie du dossier.
Parallèlement aux investigations, le gouvernement provincial prévoit également de renforcer les dispositifs de prévention contre les violences sexuelles en milieu scolaire. Des campagnes de sensibilisation devraient être organisées dans plusieurs établissements de la capitale avec l’appui des services spécialisés de la Police Nationale Congolaise et des structures chargées des questions de genre.





