L’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK) a adopté, vendredi, le calendrier de la session ordinaire de mars 2026 au cours d’une plénière tenue à son siège officiel. Le document a été validé par vote « in globo », sans opposition, sous la conduite du président de l’Assemblée, Lévi Mbuta.
Présenté par le rapporteur de l’Assemblée, André Nkongolo Nkongolo, ce calendrier définit les priorités législatives et non législatives pour la session en cours, avec l’intégration de nouveaux projets ainsi que l’examen des dossiers en souffrance.
Parmi les principales matières inscrites figurent plusieurs initiatives à portée sociale et économique, notamment un projet d’édit visant à encadrer les salaires minima provinciaux dans le secteur privé à Kinshasa, dans le but de mieux protéger les travailleurs.
Le calendrier prévoit également des mesures en faveur de l’inclusion sociale, avec une proposition d’édit portant sur l’amélioration de la scolarisation des élèves vivant avec handicap, notamment les enfants albinos et les sourds-muets, ainsi que des dispositions pour renforcer leur accompagnement éducatif.
Sur le plan économique, les députés provinciaux examineront des textes relatifs à la création de nouvelles taxes dans le secteur du tourisme, ainsi que la consolidation des budgets des communes de la ville de Kinshasa, dans une logique d’amélioration de la gestion financière locale.
La session sera également marquée par le contrôle parlementaire de la gestion administrative et financière de l’Assemblée provinciale, avec notamment l’évaluation des rapports du bureau sortant et la mise en place de commissions de vérification.
Plusieurs dossiers sociaux sensibles figurent aussi au programme, notamment la situation des populations déguerpies des sites de Paka-Djuma et Kawele, ainsi que l’évaluation de certains partenariats institutionnels liés à la mobilisation des recettes provinciales.
Les élus provinciaux se pencheront également sur des questions liées à l’assainissement urbain et aux infrastructures sanitaires, notamment les morgues, hôpitaux et cimetières, considérés comme des enjeux majeurs de santé publique et de dignité humaine dans la capitale.





