Kinshasa, 8 avril 2026. Le président de la République, Félix Tshisekedi, a placé les infrastructures au cœur de la transformation économique de la République démocratique du Congo, lors de l’ouverture de la première Conférence nationale sur les infrastructures et les travaux publics, mercredi à Kinshasa.
Dans un discours axé sur une vision à long terme, le chef de l’État a insisté sur le rôle stratégique des infrastructures comme levier de compétitivité, d’intégration nationale et régionale, ainsi que de souveraineté économique.
Il a notamment évoqué l’ambition, à l’horizon 2034, de faire de la RDC un véritable corridor économique reliant l’océan Atlantique à l’océan Indien, en capitalisant sur sa position géographique au cœur du continent africain. Cette orientation vise à renforcer les échanges commerciaux avec les pays voisins et à mieux intégrer le pays dans les dynamiques régionales.
Au centre de cette stratégie figure le développement des corridors économiques et d’un système multimodal combinant routes, voies ferrées, fleuves et infrastructures portuaires, afin de fluidifier la circulation des biens et des personnes tout en structurant les chaînes de valeur.
Parmi les projets prioritaires, le président a mis en avant le port en eau profonde de Banana, présenté comme un levier essentiel pour améliorer l’ouverture maritime du pays et réduire les coûts logistiques, souvent considérés comme un frein majeur à la compétitivité de l’économie congolaise.
Les infrastructures routières restent également au cœur de cette politique, avec un accent particulier sur la route nationale numéro 1 (RN1), qualifiée de colonne vertébrale économique du pays, et la RN2, stratégique pour le désenclavement de la partie orientale.
Au-delà des routes et des ports, Félix Tshisekedi a élargi sa vision à l’ensemble des infrastructures sociales et économiques.
« Je veux que chaque route tracée devienne une artère nouvelle irriguant le cœur de nos provinces (…) que chaque port modernisé ouvre davantage notre pays aux échanges et à la prospérité », a-t-il déclaré, appelant à faire de chaque réalisation une contribution directe à la puissance nationale.
Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité d’intégrer l’énergie et le numérique dans cette dynamique, tout en accélérant l’exécution des projets grâce aux partenariats public-privé, présentés comme un mécanisme clé pour mobiliser les financements et améliorer l’efficacité des investissements.
À travers cette feuille de route, les autorités congolaises entendent faire des infrastructures un pilier central du développement, avec pour objectif de réduire les disparités territoriales, stimuler la croissance et renforcer la souveraineté économique du pays.





