13ᵉ conférence des gouverneurs à Bandundu : Félix Tshisekedi insiste sur la stabilité des provinces et la relance de l’agriculture pour le développement rural

Bandundu, 24 mars 2026 – Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a ouvert mardi à Bandundu-ville, dans le sud-ouest du pays, la 13ᵉ conférence des gouverneurs, soulignant le rôle central de la stabilité institutionnelle et de la gouvernance pour le développement national.

Dans son discours d’ouverture, le chef de l’État a alerté sur les défis qui freinent la transformation du secteur agricole, halieutique et pastoral. Selon lui, ces défis ne sont pas uniquement techniques ou financiers : ils incluent aussi des faiblesses de gouvernance, des blocages institutionnels, des rivalités de pouvoir et une mauvaise articulation entre les niveaux décisionnels.

« Aucune politique agricole sérieuse ne peut prospérer dans un environnement marqué par des crises répétées entre gouvernements provinciaux et assemblées provinciales », a-t-il insisté.

Le président de la République a rappelé que la stabilité institutionnelle dans les provinces n’est pas un sujet périphérique, mais une condition indispensable du développement. « Elle est fondamentale pour toute stratégie de transformation rurale et agricole », a-t-il précisé.

Le thème retenu pour cette 13ᵉ conférence, intitulé « Transformation du secteur agricole, halieutique et pastoral, développement rural et connexion aux marchés urbains », engage directement l’avenir économique, social et stratégique de la RDC. Selon Félix Tshisekedi, il touche à des enjeux essentiels : sécurité alimentaire, emploi des jeunes, réduction de la pauvreté, rééquilibrage entre villes et campagnes, et affirmation de la souveraineté nationale.

Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, la hausse du coût de la vie, les perturbations des chaînes d’approvisionnement, le changement climatique et la compétition autour des ressources stratégiques, Félix Tshisekedi a souligné que « aucune nation ne peut durablement prétendre à la puissance si elle demeure dépendante pour se nourrir, si elle laisse dépérir ses campagnes ou abandonne ses territoires ruraux ».

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