Le gouvernement de la République démocratique du Congo affirme qu’aucun cas d’enlèvement n’a été formellement confirmé à Kinshasa, malgré les nombreuses alertes relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux et dans certains quartiers de la capitale.
Dans une communication officielle, les autorités indiquent que plusieurs signalements ont été examinés par les services compétents. Selon Jacquemain Shabani Lukoo, Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, ces vérifications n’ont pas permis d’établir l’existence d’une série d’enlèvements organisée.
« Dix-huit cas ont été examinés (…) et tous ne sont pas avérés. Il ressort que ces cas relèvent plus de rumeurs que de la réalité », a déclaré le ministre.
D’après le patron de l’Intérieur, certaines alertes diffusées ces derniers jours seraient liées à des malentendus ou à des informations amplifiées sans vérification. Il a également évoqué l’existence de « grossiers montages » susceptibles d’entretenir un climat de peur au sein de la population.
Le gouvernement met en garde contre la propagation de fausses informations, rappelant que la diffusion de rumeurs de nature à troubler l’ordre public peut exposer leurs auteurs à des poursuites.
La question de la sécurité dans la capitale a par ailleurs été évoquée au plus haut niveau de l’État. Lors d’une réunion du Conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi avait fait état d’une « résurgence préoccupante » de cas de kidnapping, appelant les autorités sécuritaires à la vigilance.
Le Chef de l’État avait notamment instruit les Vice-Premiers ministres en charge de l’Intérieur et de la Défense de mobiliser les services de sécurité et de renseignements afin d’identifier et de démanteler d’éventuels réseaux criminels.





