Deux jours après la mort d’une employée française de l’Unicef dans l’est de la République démocratique du Congo, la justice française a annoncé l’ouverture d’une enquête pour crime de guerre afin de faire la lumière sur les circonstances de cette attaque.
Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a indiqué, vendredi 13 mars, avoir ouvert une enquête « de flagrance contre X du chef de meurtre constitutif de crime de guerre ». Les investigations ont été confiées à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH) de la gendarmerie nationale.
Selon les autorités judiciaires françaises, cette procédure vise à établir les circonstances exactes de l’attaque et à informer les proches de la victime de l’évolution de l’enquête.
La victime, Karine Buisset, 54 ans, travaillait pour l’UNICEF. Elle a été tuée mercredi à l’aube à Goma, dans l’est de la RDC, après que la maison qu’elle occupait a été touchée par un engin explosif.
D’après la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco), l’attaque serait liée à une frappe de drone non revendiquée. Deux autres civils ont également perdu la vie dans cette explosion.
Les faits se seraient produits dans un contexte de conflit armé opposant les forces congolaises au mouvement rebelle Mouvement du 23 mars, qui contrôle la ville de Goma depuis janvier 2025.
Dans un communiqué, l’UNICEF s’est dite « profondément bouleversée et indignée » par la mort de sa collaboratrice, tuée lors d’une attaque visant un bâtiment abritant des travailleurs humanitaires.
L’enquête ouverte par la justice française devra désormais déterminer l’origine de la frappe et identifier d’éventuels responsables.





