Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé dimanche une nouvelle tragédie survenue dans la zone minière de Rubaya, au Nord-Kivu, où un glissement de terrain a englouti plusieurs galeries exploitées illégalement, faisant plusieurs morts et des blessés, dont des enfants.
Selon un communiqué publié par le gouvernement, l’accident s’est produit samedi vers 4 heures du matin sur le site minier de Gakombe, également appelé Gatambi Kalambairo, dans le périmètre PE-16159 exploité par la Société aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA), dans le territoire de Masisi.
Le glissement de terrain serait survenu après de fortes pluies et dans un contexte d’exploitation artisanale intensive et non sécurisée. Plusieurs galeries se sont effondrées, ensevelissant creuseurs et habitants vivant à proximité. Des nourrissons et des enfants figureraient parmi les victimes, selon les premières informations communiquées par les autorités. Plusieurs maisons du village de Kalambairo ont également été endommagées ou détruites.
L’accès à la zone reste limité en raison de l’insécurité persistante. Le gouvernement congolais accuse explicitement la coalition armée M23/AFC, soutenue par le Rwanda, d’avoir orchestré l’exploitation illégale de ce site, aggravant les risques pour les populations locales.
Cette tragédie intervient après deux autres accidents récents sur le même site, survenus les 28 janvier et 3 mars 2026, qui avaient déjà fait plusieurs centaines de morts parmi les creuseurs artisanaux. Le gouvernement rappelle que le périmètre minier de Rubaya est classé « zone rouge », interdisant toute activité d’extraction, transformation ou commercialisation de minerais.
Kinshasa dénonce un système organisé d’exploitation illégale des ressources naturelles, qu’il considère comme un mécanisme alimentant une économie de guerre dans l’est du pays. Le gouvernement assure qu’il poursuivra tous ceux qui participent à ce commerce illégal et mettra en avant la documentation des violations des droits humains liées à ces activités.
Le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles des victimes et exprimé sa solidarité avec les communautés touchées. Il appelle la communauté internationale à prendre la pleine mesure de cette tragédie humaine et à soutenir les efforts visant à rétablir l’autorité de l’État dans l’est du pays, afin de mettre fin à l’exploitation illégale des ressources naturelles et d’améliorer la sécurité des populations locales.





