La ministre d’État aux Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, a rencontré mardi à Genève le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, en marge de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’Homme.
Selon des sources diplomatiques congolaises, les échanges ont porté sur « l’évolution préoccupante de l’ordre international », marquée par une multiplication des violations du droit international et une fragilisation des principes consacrés par la Charte des Nations Unies. Kinshasa a, à cette occasion, insisté sur la nécessité de préserver le cadre multilatéral et de renforcer la coopération internationale face aux crises sécuritaires et humanitaires.
La situation dans l’Est congolais a occupé une place centrale dans les discussions. La cheffe de la diplomatie congolaise a évoqué la persistance des violences armées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, les déplacements massifs de populations ainsi que les violations des droits humains régulièrement documentées dans cette région. Elle a appelé à un engagement soutenu du système des Nations Unies pour la protection des civils et la lutte contre l’impunité.
De son côté, le Haut-Commissaire a salué les efforts entrepris par les autorités congolaises en matière de coopération avec les mécanismes onusiens des droits de l’homme. Il a encouragé la poursuite d’une coordination étroite entre son bureau et le gouvernement congolais, notamment pour le suivi des violations et le renforcement des capacités nationales en matière de protection des droits fondamentaux.
Thérèse Kayikwamba Wagner a réaffirmé que la défense des droits humains constitue « un choix constant » pour la RDC, soulignant que le plaidoyer de Kinshasa s’inscrit à la fois dans son histoire nationale, marquée par des cycles de conflits, et dans une volonté affirmée de défendre le multilatéralisme face aux tensions géopolitiques actuelles.
La 61ᵉ session du Conseil des droits de l’Homme se tient dans un contexte international tendu, caractérisé par la recrudescence des conflits armés et la remise en cause de certaines normes du droit international, plaçant la question de la responsabilité des États et des acteurs armés au centre des débats à Genève.





