La grande salle du Palais du Peuple a accueilli, samedi 21 février 2026 à Kinshasa, la cérémonie de clôture de la formation de 2 500 magistrats récemment nommés par le chef de l’État, Félix Tshisekedi. Cette étape marque la fin d’un cycle de trois mois d’apprentissage organisé simultanément à Kinshasa et à Lubumbashi, sous la coordination du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
Cette nouvelle promotion porte à près de 5 000 le nombre de magistrats intégrés et formés depuis 2019, dans le cadre des efforts engagés pour renforcer les capacités du système judiciaire congolais et améliorer la couverture des juridictions à travers le pays.
Présent à la cérémonie, le ministre de la Justice a exhorté les nouveaux magistrats à exercer leurs fonctions avec intégrité, indépendance et sens du devoir. Il a rappelé que la magistrature impose une conduite exemplaire, à l’abri de toute pression, et fondée exclusivement sur le respect de la loi. Selon lui, la crédibilité de la justice dépend avant tout du comportement de ceux qui l’incarnent au quotidien.
Le président du CSM a, pour sa part, insisté sur la responsabilité qui incombe désormais à ces nouveaux professionnels du droit. Il a souligné que l’entrée dans la magistrature représente un engagement envers la population, qui attend une justice impartiale, courageuse et accessible.
Au cours de la cérémonie, les autorités judiciaires ont également évoqué la nécessité de renforcer la discipline au sein du corps. Des procédures ont été engagées contre certains magistrats ayant commis des fautes professionnelles, illustrant la volonté des instances disciplinaires de faire respecter les règles d’éthique et de déontologie.
Les responsables ont en outre rappelé que des mesures de sécurité avaient été prises durant la formation, notamment autour du site de l’Université protestante au Congo, afin de protéger les apprenants face à certains incidents signalés dans les environs.
À travers cette vague de recrutements et de formations, les autorités affirment vouloir moderniser l’appareil judiciaire, réduire le déficit en personnel et rapprocher la justice des citoyens, dans un contexte où les attentes en matière d’État de droit demeurent élevées en République démocratique du Congo.





