La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a ouvert mardi 17 février à Kinshasa une table ronde consacrée à la protection des services essentiels en contexte de conflit, alors que la crise humanitaire persiste dans l’Est du pays.
Organisée avec l’appui de l’Union européenne et du Comité international de la Croix-Rouge, la rencontre a réuni des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs humanitaires. Au centre des échanges : la nécessité de garantir l’accès des populations aux soins de santé, à l’eau, à l’électricité et aux autres services de base dans les zones affectées par les violences.
Dans son allocution d’ouverture, la Cheffe du Gouvernement a réaffirmé l’engagement de l’exécutif en faveur du respect du droit international humanitaire. « Nous sommes déterminés à faciliter les opérations humanitaires permettant d’assurer un accès sûr, rapide et non discriminatoire aux services essentiels », a-t-elle déclaré.
Au cours de cette journée, les participants ont examiné plusieurs recommandations destinées à renforcer la coordination entre les autorités nationales et les organisations humanitaires. Ces propositions seront analysées au sein d’une task force gouvernementale mise en place pour suivre la mise en œuvre des engagements pris.
La question d’un « compact santé » visant à sécuriser la continuité des services sanitaires dans les zones sous tension a également été évoquée. Une initiative qui pourrait structurer l’appui des partenaires internationaux et mieux protéger les infrastructures médicales.
En marge de la table ronde, Judith Suminwa s’est entretenue avec la commissaire européenne Hadja Lahbib, qui a alerté sur les entraves auxquelles font face les acteurs humanitaires sur le terrain, notamment les difficultés d’accès et les risques sécuritaires persistants.
À travers cette séquence diplomatique, le Gouvernement entend renforcer la coordination avec ses partenaires et protéger davantage les populations vulnérables, en cohérence avec les deuxième et quatrième piliers du Programme d’actions du Gouvernement (PAG) 2024-2028.





