La Commission de l’Union Africaine (UA) a salué la signature des Termes de Référence du mécanisme de cessez-le-feu entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) et l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23), intervenue le 3 février 2025 à Doha, au Qatar.
Dans un communiqué daté du 12 février 2026, le président de la Commission de l’UA a qualifié cette avancée de « pas significatif vers la désescalade des hostilités et la restauration de la paix » dans l’Est du pays, une région minée par des décennies de conflits armés et d’instabilité chronique. L’UA a insisté sur la mise en œuvre pleine et fidèle des accords, essentielle pour protéger les populations civiles et renforcer la confiance entre les parties.
Le communiqué souligne également le rôle clé joué par le Qatar et les États-Unis dans l’accompagnement de ce processus, mené sous la médiation de Faure Essozimna Gassingbé, président du Conseil des ministres du Togo et médiateur principal désigné par l’UA pour l’Est de la RDC, avec l’appui du Panel de facilitateurs de l’organisation continentale.
Dans le cadre de la diplomatie régionale, la Présidence de l’Angola a proposé que le cessez-le-feu entre en vigueur le 18 février 2026, à midi, sous réserve de l’acceptation des parties. Cette initiative fait suite à une série de consultations entre les présidents congolais, angolais et togolais, ainsi que l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, visant à donner un calendrier concret à l’accord et à prévenir toute escalade supplémentaire dans l’Est de la RDC.
La Commission de l’UA a également salué la participation des organisations régionales, notamment la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, dans la mise en œuvre du Mécanisme Élargi de Vérification Conjointe (EJV+), chargé de surveiller le respect du cessez-le-feu et de garantir la sécurité des civils.
L’Est de la RDC reste confronté à une crise humanitaire majeure : déplacements massifs de populations, violences contre les civils, infrastructures locales fragiles et accès limité à l’aide humanitaire. Selon les agences humanitaires, des dizaines de milliers de personnes continuent de fuir les zones de conflit.





