Le parti L’ENVOL, dirigé par l’opposant Delly Sesanga, a exprimé le mardi 03 février 2026, ses fortes réserves sur la proposition du président Félix Tshisekedi d’ouvrir un dialogue politique interne assorti de conditions préalables. Dans son communiqué ce parti politique de l’opposition dénonce une initiative qui, selon lui, risque de compromettre l’inclusivité et la sincérité du processus.
Pour L’ENVOL, un dialogue politique authentique doit reposer sur la liberté de participation, l’égalité des parties et la reconnaissance mutuelle des acteurs. Or, les conditions posées unilatéralement par le président en réduisent l’esprit, transformant ce qui devrait être une concertation nationale en un simple exercice de communication encadré.
Le parti critique également le risque d’exclure les voix critiques et dissidentes sous prétexte du respect de la Constitution et de l’ordre institutionnel. « Ni la Constitution, ni aucune loi de la République n’instituent le dialogue politique ni n’en désignent l’animateur », rappelle L’ENVOL, soulignant que la légitimité électorale, bien qu’importante, ne suffit pas à résoudre la profonde crise politique, sociale et institutionnelle que traverse le pays.
Cette formation politique met en garde contre les dialogues de circonstance, organisés pour désamorcer des pressions internes ou internationales ou pour renforcer un pouvoir, sans réelle volonté de réforme ni remise en question des pratiques de gouvernance.
Pour être crédible et porteur de solutions durables, L’ENVOL insiste sur plusieurs conditions :
- Une définition concertée du cadre, des objectifs et des modalités du dialogue ;
- Une inclusivité réelle, excluant toute mise à l’écart arbitraire d’acteurs politiques ou sociaux ;
- Des garanties d’indépendance dans la facilitation et le suivi des conclusions ;
- Un engagement clair à mettre en œuvre les recommandations issues du dialogue.





