La République démocratique du Congo (RDC) et les Émirats arabes unis (EAU) ont franchi lundi 2 février 2026 une étape majeure dans leur coopération économique. Le président congolais Félix Tshisekedi a signé à Abou Dhabi un accord de partenariat économique global, destiné à ouvrir le marché émirati à 6 000 produits congolais et à renforcer les infrastructures et les investissements entre les deux pays.
Cet accord ambitieux fixe pour objectif de porter le volume des échanges bilatéraux à 10 milliards de dollars d’ici 2030, contre environ 4 milliards actuellement. Il prévoit notamment la réduction des droits de douane, la sécurisation des transactions commerciales et un cadre de coopération renforcé pour soutenir les entrepreneurs congolais.
« Cet accord n’est pas seulement commercial, c’est un levier pour le développement économique et industriel de notre pays », a déclaré Félix Tshisekedi à l’issue de la signature.
En marge de l’accord principal, plusieurs projets clés ont été validés. Le port en eaux profondes de Banana, dans le Kongo Central, sera transformé en hub maritime capable d’accueillir de grands navires.
Avec un quai de 600 mètres, une zone de stockage de 30 hectares et une capacité annuelle de 450 000 conteneurs, ce projet vise à moderniser l’accès à la mer pour les exportations congolaises.
Dans le secteur minier, la RDC et les Émirats ont signé un partenariat permettant aux minerais congolais d’être achetés directement par les Émirats, garantissant ainsi la traçabilité et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement. Un protocole diplomatique et académique a également été conclu entre l’Académie diplomatique de la RDC et l’Académie Anwar Gargash des Émirats, afin de favoriser le partage d’expertise, la formation et la coordination de programmes diplomatiques conjoints.
Pour Kinshasa, cet accord s’inscrit dans la stratégie de diversification économique et commerciale du président Tshisekedi. Il s’agit de mieux exploiter les ressources locales, d’augmenter la valeur ajoutée des produits congolais et de sécuriser les investissements étrangers tout en consolidant la position de la RDC sur le marché mondial.





