Kinshasa, 21 janvier 2026 – La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a réagi mercredi à l’arrestation de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko, ainsi que d’autres personnalités, soulignant la nécessité pour les autorités et les acteurs politiques de respecter les droits fondamentaux et la légalité dans un contexte sécuritaire « exceptionnel ».
Dans un communiqué officiel, la CNDH rappelle que la République démocratique du Congo traverse une période marquée par des tensions persistantes dans l’Est, où le Rwanda et ses alliés du M23/AFC poursuivent des opérations militaires qui continuent de menacer la souveraineté nationale et la sécurité des populations civiles. Ces conflits entraînent des pertes humaines, des déplacements massifs et des perturbations importantes des institutions étatiques.
La Commission souligne que les services de sécurité et les institutions de l’État déploient des efforts considérables pour protéger l’intégrité territoriale et maintenir l’ordre constitutionnel. Elle insiste cependant sur le respect strict de la loi, de la proportionnalité et des droits de la défense dans l’exécution de toutes les mesures de sécurité, rappelant que la liberté individuelle reste un droit fondamental garanti par la Constitution, notamment aux articles 16, 17 et 18.
« L’existence d’un acte judiciaire ne dispense pas de veiller à ce que son exécution respecte les normes nationales et internationales relatives aux droits humains », souligne le communiqué. La CNDH précise qu’elle ne se substitue pas aux juridictions compétentes et qu’elle ne préjuge pas du fond des procédures en cours.
Un suivi institutionnel est en cours afin de vérifier de manière objective, impartiale et indépendante que les arrestations et mesures prises respectent les standards internationaux des droits de l’homme ratifiés par la RDC.
Enfin, la Commission appelle tous les acteurs politiques, institutionnels et sociaux à faire preuve de retenue, de responsabilité et de respect de l’État de droit, dans l’intérêt supérieur de la Nation, de la cohésion sociale et de la paix.





