Crise dans l’Est de la RDC : le président burundais Évariste Ndayishimiye appelle l’ONU à une action plus ferme

La situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo continue de susciter de vives inquiétudes au sein de la région des Grands Lacs. Le président burundais Évariste Ndayishimiye a exprimé, cette semaine, sa profonde préoccupation face à la persistance des violences, appelant la communauté internationale et particulièrement les Nations unies à une action plus ferme et plus efficace.

S’exprimant lors de la cérémonie d’échange de vœux avec le corps diplomatique accrédité au Burundi, le chef de l’État burundais a dressé un constat alarmant de l’évolution de la crise dans les provinces orientales de la RDC. Il a estimé que l’intensification des affrontements, notamment impliquant des groupes armés, compromet gravement les efforts de paix engagés et fait peser une menace réelle sur la stabilité régionale.

Au cœur de son intervention, Évariste Ndayishimiye a plaidé pour un renforcement du rôle de la Mission des Nations unies en RDC (MONUSCO). Selon lui, la mission onusienne doit évoluer vers une véritable force d’interposition neutre, capable de séparer les forces en présence, de sécuriser les zones sensibles et de garantir le respect effectif d’un cessez-le-feu.

Pour le président burundais, la multiplication des accords politiques et des initiatives diplomatiques ne peut produire des résultats durables sans un dispositif de sécurité crédible sur le terrain. Il a insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu réel, du cantonnement des combattants et de la mise en place de mécanismes de contrôle efficaces, estimant que sans ces préalables, tout processus de paix resterait fragile.

Évariste Ndayishimiye a également mis en garde contre les conséquences d’une crise prolongée en RDC, rappelant que les conflits à l’est du pays ont, par le passé, entraîné une instabilité régionale aux effets dévastateurs. Le Burundi, qui accueille des milliers de réfugiés congolais, subit déjà les retombées humanitaires de cette situation, a-t-il souligné.

Sans désigner explicitement de pays, le président burundais a exhorté l’ensemble des acteurs régionaux à respecter leurs engagements et à s’abstenir de toute action susceptible d’alimenter les violences ou de soutenir des groupes armés opérant sur le sol congolais.

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