Politique monétaire : la BCC baisse son taux directeur à 15 % et envoie un signal fort en faveur de la relance économique

La Banque Centrale du Congo (BCC) poursuit sa stratégie de soutien à l’économie nationale tout en veillant à la stabilité macroéconomique. Réuni le jeudi 8 janvier 2026 pour sa première session ordinaire de l’année, le Comité de Politique Monétaire (CPM) a décidé de renforcer l’assouplissement de sa politique monétaire en procédant à une nouvelle baisse de son taux directeur.

Pour la deuxième fois en l’espace de trois mois, l’institut d’émission a réduit son principal taux de référence, désormais fixé à 15 %, contre 17,5 % auparavant. Cette décision s’inscrit dans la continuité de la baisse amorcée en octobre 2025, lorsque le taux directeur avait été ramené de 25 % à 17,5 %, marquant un tournant dans l’orientation de la politique monétaire du pays.

Selon la Banque centrale, cette nouvelle mesure repose sur une lecture jugée positive de l’environnement macroéconomique. L’inflation demeure globalement maîtrisée, le taux de change affiche une stabilité relative et la dynamique de croissance se maintient, offrant à l’autorité monétaire des marges de manœuvre pour soutenir davantage l’économie.

Outre la réduction du taux directeur de 250 points de base, le CPM a également décidé d’abaisser le taux des facilités de prêt marginales à 19 %, contre 21,5 % précédemment. En revanche, les coefficients de réserve obligatoire ont été maintenus à leurs niveaux actuels, traduisant une approche prudente visant à préserver les équilibres financiers.

Le taux directeur étant un instrument clé de la politique monétaire, son ajustement influence directement le coût de refinancement des banques commerciales et, par ricochet, les conditions de crédit accordées aux entreprises et aux ménages. En procédant à deux baisses successives sur une période relativement courte, la BCC envoie un signal clair aux acteurs économiques quant à sa volonté de favoriser l’investissement et la relance de l’activité.

Cette orientation pourrait améliorer l’accès au crédit pour les entreprises, soutenir l’investissement productif et encourager la création d’emplois, tout en offrant aux ménages des conditions de financement plus favorables pour le logement, l’entrepreneuriat ou la consommation.

Tout en soutenant la relance, la Banque centrale maintient un cap de vigilance. Le choix de conserver les coefficients de réserve obligatoire traduit la volonté d’éviter une surliquidité excessive, susceptible de générer des pressions inflationnistes ou d’affaiblir le système bancaire.

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