Le gouvernement congolais entend faire des Zones économiques spéciales (ZES) un pilier de la relance industrielle et de la diversification économique. Le 30 décembre 2025, la Première ministre, cheffe du gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, a présidé à Maluku la réunion du Comité de pilotage des ZES, organisée pour la première fois directement sur le site d’une zone pilote.
Cette initiative marque un tournant dans le suivi des politiques publiques, avec une volonté affirmée de rapprocher la prise de décision des réalités du terrain. Pour l’Exécutif, il s’agit d’inscrire l’action gouvernementale dans une logique de résultats concrets, notamment en matière d’industrialisation, de création d’emplois et de réduction de la dépendance aux importations.
Inscrits dans le cadre du Programme d’actions du gouvernement (PAG) 2024-2028, les travaux ont permis d’évaluer l’état d’avancement des différentes ZES du pays. Les échanges ont porté sur les contraintes rencontrées, les mécanismes d’accompagnement des investisseurs et la nécessité d’une meilleure coordination entre les ministères sectoriels afin d’accélérer la mise en œuvre des projets.
Judith Suminwa Tuluka a insisté sur l’alignement des administrations concernées autour d’une matrice d’actions assortie d’échéances précises, visant à améliorer le climat des affaires et à renforcer l’attractivité des ZES. L’objectif affiché est de faire de ces zones des espaces capables de stimuler la production locale, de favoriser la transformation des matières premières et de soutenir la substitution aux importations.
À l’issue de la réunion, la cheffe du gouvernement a effectué une visite de terrain au sein de plusieurs unités industrielles déjà opérationnelles dans la ZES de Maluku, notamment Varun Beverages, Saphire Carreaux et Refriango. Ces entreprises témoignent, selon la Première ministre, de l’impact tangible des ZES sur l’économie nationale, tant en termes de création d’emplois que de valorisation du savoir-faire local.
Pour le gouvernement, les Zones économiques spéciales doivent désormais s’imposer comme de véritables leviers de transformation économique, capables de soutenir une croissance inclusive et durable. La réunion de Maluku apparaît ainsi comme une étape décisive dans la volonté de faire des ZES des moteurs du développement industriel de la République démocratique du Congo.





