Le débat autour des accords de Washington signés entre la République démocratique du Congo et les États-Unis continue de susciter des réactions contrastées au sein de l’opinion publique. Dernier en date à se prononcer, Ejiba Yamapia, président de la plateforme des confessions religieuses, a fermement réagi aux critiques formulées par Mgr Fulgence Muteba, archevêque métropolitain de Lubumbashi.
En cause, les déclarations du prélat catholique évoquant l’existence d’un supposé bail de 99 ans qui accorderait aux États-Unis un contrôle prolongé sur certaines ressources minières congolaises. Une affirmation qu’Ejiba Yamapia juge infondée et dénuée de toute base juridique.
Dans une prise de position sans ambiguïté, le responsable religieux a rejeté ces accusations, estimant qu’aucun document officiel ne fait état d’un tel engagement. « Si vous demandez où on a écrit 99 ans, vous sentez que c’est juste le cœur haineux qui parle », a-t-il déclaré, mettant en doute la bonne foi des critiques adressées à ces accords.
Pour Ejiba Yamapia, les attaques contre les accords RDC–États-Unis reposent davantage sur des interprétations subjectives que sur une lecture rigoureuse des textes signés. Il appelle à une analyse sereine et responsable, fondée sur des faits vérifiables et accessibles au public, plutôt que sur des spéculations susceptibles d’alimenter la confusion.
Le président de la plateforme des confessions religieuses estime par ailleurs que la coopération internationale, lorsqu’elle est encadrée par des accords clairs et transparents, peut constituer une opportunité pour le développement du pays, notamment dans les secteurs stratégiques comme les mines, l’énergie et les infrastructures.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte où les accords de Washington divisent aussi bien la classe politique que la société civile et les milieux religieux. Elle met en lumière les divergences d’approche sur la gouvernance des ressources naturelles et le rôle des partenaires étrangers dans l’économie congolaise.
Alors que le débat se poursuit, plusieurs observateurs appellent à la publication intégrale et à la vulgarisation des accords afin de permettre à l’opinion publique de se forger une opinion éclairée, loin des rumeurs et des





