La Ville de Kinshasa amorce la préparation de l’exercice 2026 avec un budget ambitieux chiffré à plus de 3 223 milliards de francs congolais. Le projet d’édit budgétaire a été examiné, samedi 27 décembre 2025, par l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK), au cours d’une séance plénière consacrée à sa présentation et à son analyse.
Défendu par le Gouverneur Daniel Bumba Lubaki, ce projet de budget a été soumis à l’appréciation des députés provinciaux, qui ont passé en revue les grandes orientations financières proposées par l’exécutif urbain. Les débats ont porté notamment sur la structure des recettes, la répartition des dépenses et la pertinence des priorités retenues pour répondre aux défis majeurs de la capitale.
Selon les données présentées, le budget est équilibré en recettes et en dépenses. Les recettes propres de la Ville sont projetées à 1 215 milliards de francs congolais, complétées par des recettes exceptionnelles estimées à 185,5 milliards de francs congolais. Ces ressources doivent permettre de couvrir aussi bien les charges de fonctionnement que les investissements programmés.
Les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 1 659 milliards de francs congolais, dont une part importante consacrée à la masse salariale, évaluée à 1 167 milliards de francs congolais. Parallèlement, les investissements sont arrêtés à 1 217 milliards de francs congolais, traduisant la volonté de l’exécutif provincial de renforcer les actions structurantes en faveur du développement urbain.
Au cours de la plénière, les députés provinciaux, organisés en groupes parlementaires, ont formulé plusieurs observations et recommandations, mettant l’accent sur la mobilisation effective des recettes, la rationalisation des dépenses et l’impact concret des investissements sur la vie quotidienne des Kinois. Le Gouverneur a apporté des réponses aux préoccupations soulevées, tout en réaffirmant l’engagement de son équipe à améliorer la gouvernance financière de la ville.
À l’issue des échanges, l’Assemblée provinciale a déclaré le projet recevable, permettant ainsi la poursuite du processus parlementaire. Le texte sera transmis à la commission économique et financière (ECOFIN) pour un examen approfondi avant son adoption finale.





