Lors d’une assemblée spéciale consacrée à la situation en République démocratique du Congo, les États-Unis ont vivement dénoncé les actions du Rwanda, l’accusant de « mener la région vers une instabilité croissante et vers la guerre », en contradiction avec les engagements de paix promus par l’administration Trump.
Selon la délégation américaine, Kigali exercerait, depuis 2021, un contrôle direct sur le mouvement rebelle M23 afin de poursuivre ses objectifs militaires dans l’est de la RDC. Washington affirme que le président Paul Kagame aurait personnellement participé à la planification de la guerre, en fournissant aux rebelles une assistance conséquente en armes, formation et logistique.
Les États-Unis estiment par ailleurs que 5 000 à 7 000 soldats rwandais ont été déployés sur le territoire congolais. Ce contingent serait appuyé par des missiles sol-air, des drones et des armes lourdes, utilisés notamment lors de l’offensive ayant conduit à la prise d’Uvira par les forces du M23. Washington évoque également des frappes attribuées au Rwanda ayant touché le Burundi, qualifiées d’« escalade dangereuse ».
Face à cette situation, les États-Unis appellent Kigali à mettre fin immédiatement à tout soutien au M23, à retirer ses troupes de la RDC, et à revenir « sans ambiguïté » à la voie diplomatique pour éviter une détérioration supplémentaire de la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs.





