La ville d’Uvira, dans le Sud-Kivu, traverse une crise majeure après les violences du 9 décembre 2025. Selon le Gouvernement provincial, plus de 400 civils ont été tués, dont de nombreux enfants et femmes, et plus de 200 000 habitants ont été contraints de fuir leurs domiciles.
Le communiqué précise que la ville est restée calme dans la nuit du 9 au 10 décembre grâce à la présence des forces de sécurité. Mais celles-ci comprendraient également des forces spéciales rwandaises et des mercenaires étrangers, en violation du cessez-le-feu et des accords internationaux.
Le Gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, s’était rendu le 7 décembre dans les hôpitaux d’Uvira, constatant un bilan humain particulièrement lourd. Les violences ont frappé plusieurs localités, dont Kamanyola, Katogota, Luvungi, Bwegera, Luberizi, Mutarule, Lemera, Sange et Kiliba.
Le Gouvernement provincial dénonce une stratégie visant à briser la résistance locale et semer la terreur, provoquant des déplacements massifs de population dans des conditions précaires et sans assistance humanitaire suffisante.
Les autorités appellent la communauté nationale et internationale à agir rapidement pour protéger les civils et restaurer durablement la sécurité dans l’Est de la RDC.





