Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont accusé samedi soir l’armée rwandaise d’avoir mené des tirs d’obus dans la plaine de la Ruzizi, au Sud-Kivu, quelques jours après la signature de l’accord de paix de Washington entre Kinshasa et Kigali.
Dans un communiqué publié samedi 6 décembre, les FARDC affirment que des bombes « tirées depuis le territoire rwandais » ont touché des zones habitées, notamment autour de Luberizi. L’armée parle d’« attaques graves » et d’une « violation claire » des engagements pris dans le cadre de l’accord visant à réduire les tensions entre les deux pays.
Les FARDC assurent que ces tirs ont mis en danger des civils et accusent les Forces de défense du Rwanda (RDF) et leurs alliés du M23 d’être responsables de l’incident. Aucun bilan n’a été communiqué.
L’état-major congolais indique « se réserver le droit de répondre à toute menace visant l’intégrité du territoire national », tout en réaffirmant son attachement au respect de l’accord signé aux États-Unis.





