La signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda est prévue ce jeudi 4 décembre à la Maison Blanche, à Washington. À la veille de cette cérémonie historique, Tina Salama, porte-parole du président Félix Tshisekedi, a détaillé les enjeux de cet accord lors d’un briefing ce mercredi.
Selon elle, cet accord est un véritable “full package” : mettre fin à plus de 30 ans de conflit dans l’Est du pays, sécuriser les ressources naturelles et faire en sorte que ces richesses profitent directement aux Congolais.
« Ce n’est pas un bradage des minerais, ni un partage du territoire avec un pays étranger », a insisté Mme Salama. L’objectif est de priver les groupes armés des financements tirés de l’exploitation illégale des minerais et d’assurer un contrôle total de l’État sur ses ressources.
Pour la porte-parole, la priorité est claire : la paix d’abord, l’économie ensuite. Elle souligne également la dimension diplomatique et régionale de l’accord. Après l’implication des ministres des Affaires étrangères, les chefs d’État confirmeront les engagements pris, ouvrant la voie à une stratégie nationale pour renforcer la souveraineté et transformer localement les ressources congolaises.
Enfin, Tina Salama a rappelé que ce processus s’inscrit dans un partenariat avec les États-Unis, destiné à soutenir la mise en œuvre de l’accord et à garantir que la prospérité issue de la paix soit ressentie par tous les Congolais.





