RDC : Fayulu appelle à un dialogue national inclusif et met en garde contre la balkanisation

L’opposant congolais Martin Fayulu, président du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDE), a renouvelé mardi 18 novembre son appel à un dialogue national inclusif, estimant qu’aucune initiative extérieure ne peut se substituer à une réconciliation interne entre Congolais.

Dans un message adressé à la population, Fayulu a exhorté le président Félix Tshisekedi à convoquer rapidement une table de concertation nationale, afin de renforcer la cohésion et prévenir toute fragmentation du pays.

« Monsieur le Président, au nom de notre peuple meurtri mais toujours debout, je vous invite à lancer sans délai un dialogue national. Aucun accord extérieur ne saurait précéder la réconciliation des enfants du Congo », a-t-il déclaré.

L’opposant a critiqué l’accord-cadre signé récemment à Doha, au Qatar, entre le gouvernement et le M23, le qualifiant de menace pour l’avenir du pays : « Aucun accord de prétendue intégration économique régionale ne peut être envisagé tant que notre souveraineté territoriale est bafouée. L’accord signé à Doha ne peut constituer la base d’un accord de paix et risque de compromettre l’avenir de nos enfants », a-t-il insisté.

Martin Fayulu a également appelé les Congolais à rester vigilants et mobilisés face à toute tentative de balkanisation : « Peuple congolais, c’est maintenant que se joue notre avenir. Il est temps de défendre ce qui reste de la République et de son intégrité territoriale. La jeunesse, moteur de la nation, doit se tenir prête. Un peuple uni ne sera jamais vaincu », a-t-il lancé.

Du côté de la présidence, Félix Tshisekedi avait indiqué, à l’issue du deuxième congrès de l’Union sacrée pour la nation (USN), que tout dialogue national doit être initié par l’État et rejeté toute médiation extérieure. Le Chef de l’État a rappelé son soutien à l’accord de Washington et au processus de Doha, qu’il considère comme des instruments pour renforcer la sécurité et stabiliser les institutions, tout en préservant la souveraineté du pays.

L’échange entre la critique de l’opposition et la position du gouvernement souligne la tension persistante autour de la crise sécuritaire et du processus de paix, et met en lumière les attentes fortes de la société civile et des partis politiques sur la tenue d’un dialogue national réellement inclusif.

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