Kinshasa, 8 novembre 2025 — La République Démocratique du Congo a salué la signature, à Washington, du Cadre d’Intégration Économique Régionale (CIER) entre la RDC et le Rwanda. Cet accord, paraphé sous la supervision de la sous-secrétaire d’État américaine Hooker, marque une étape significative dans la mise en œuvre de l’Accord de paix du 27 juin 2025.
La rencontre, tenue dans le cadre de la quatrième réunion du Comité conjoint de suivi de l’Accord de Washington, a permis aux deux parties de faire le point sur les progrès réalisés et de convenir des mesures destinées à accélérer l’exécution des engagements pris. Le CIER fixe les domaines prioritaires de coopération économique et de développement, traduisant les dividendes de la paix en opportunités concrètes d’investissement et de croissance au bénéfice des populations des deux pays.
Dans un communiqué officiel, le Gouvernement congolais s’est félicité de cette avancée, tout en rappelant que la mise en œuvre effective du CIER demeure conditionnée à la pleine exécution des engagements sécuritaires contenus dans le Concept d’Opérations (CONOPS) et l’Ordre Opérationnel adoptés par les parties.
« La mise en œuvre de ce cadre économique ne pourra intervenir qu’après l’exécution intégrale des engagements convenus dans le cadre du Mécanisme conjoint de coordination de sécurité », souligne le communiqué, réaffirmant le lien indissociable entre sécurité, stabilité et développement.
Le Gouvernement congolais insiste ainsi sur le principe que la paix intégrale doit précéder toute coopération économique, afin de garantir une intégration régionale durable et bénéfique à tous.
Kinshasa a, par ailleurs, exprimé sa gratitude aux États-Unis d’Amérique, à l’État du Qatar, à la République du Togo et à la Commission de l’Union africaine pour leur rôle constant dans l’accompagnement du processus de paix et de stabilisation dans l’Est de la RDC et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Cette étape diplomatique illustre la volonté des deux pays de lier la coopération économique à la consolidation de la paix, dans un contexte encore fragile, où les efforts régionaux et internationaux demeurent essentiels pour garantir une stabilité durable.





