L’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK) a ouvert, ce mardi 30 septembre 2025, sa session ordinaire de septembre, consacrée principalement à l’examen et à l’adoption du budget 2026 ainsi qu’à l’évaluation de la reddition des comptes de l’exercice 2024.
C’est la vice-présidente de l’APK, Germaine Tshinyama Mpemba, qui a dirigé la plénière inaugurale en raison de l’absence du président Lévi Mbuta Sangupamba, officiellement annoncé souffrant. Mais cette rentrée parlementaire intervient dans un climat particulier, marqué par le dépôt d’une pétition exigeant la destitution du président de l’Assemblée pour « manquements graves » dans l’exercice de ses fonctions.
Dans son allocution, Germaine Tshinyama a insisté sur la nécessité pour l’exécutif provincial de respecter les délais légaux dans la transmission du projet de budget et de ses annexes. Elle a également rappelé l’orientation du Chef de l’État visant à allouer au moins 15 % des ressources budgétaires à la couverture universelle des soins de santé.
Devant les membres du gouvernement provincial, des responsables politico-administratifs et des représentants des forces de sécurité, la vice-présidente a décliné les priorités de la session : lutte contre les violences urbaines des Kuluna avec un accent sur la réinsertion sociale, réglementation du transport en commun par taxis-motos, suivi des conséquences sociales des inondations d’avril dernier, encadrement du trafic routier pour réduire les embouteillages chroniques, et amélioration du réseau routier urbain, y compris les travaux de la rocade de Kinshasa et l’extension de la voirie dans la commune de Maluku.
En plus de l’examen du budget 2026, les députés provinciaux se pencheront sur les rapports de gestion couvrant la période 2023 à début 2025, dans le cadre de leur mission de contrôle parlementaire.
Cette session s’annonce donc cruciale, autant pour la planification des finances de la capitale que pour l’avenir de son président contesté, Lévi Mbuta.





