Sénat : Sama Lukonde ouvre la session sans heurts, mais sous critiques

Le Sénat a ouvert ce lundi 15 septembre 2025 sa session ordinaire de septembre, consacrée à l’examen du budget de l’État pour 2026. Contrairement à l’Assemblée nationale, secouée par une pétition contre son président Vital Kamerhe, la rentrée parlementaire à la chambre haute s’est déroulée dans un climat plus policé. Mais le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, n’échappe pas aux critiques : plusieurs sénateurs lui reprochent une passivité dans le suivi de l’action gouvernementale.

Devant la Première ministre Judith Suminwa, venue déposer le projet de loi de finances 2026 évalué à 20,3 milliards de dollars, soit une hausse de 16,4 % par rapport à 2025, Sama Lukonde a salué « les signaux positifs dans la mobilisation des recettes » malgré la guerre persistante à l’Est.

« Nonobstant les conséquences néfastes liées au conflit, nous observons des signaux encourageants, mais leur exécution reste entachée de faiblesses qui affectent le bon fonctionnement des institutions », a-t-il déclaré.

Le président du Sénat a également appelé ses collègues à plus de rigueur dans l’examen et le contrôle du budget, tout en réaffirmant le soutien de la chambre haute au dialogue national « républicain et souverain » initié par le chef de l’État, Félix Tshisekedi.

À l’Assemblée nationale, la situation est beaucoup plus tendue : plus de 260 députés ont signé une pétition demandant la destitution de Vital Kamerhe pour incompétence. Le président de la chambre basse a présenté ses excuses et appelé au dialogue, mais son avenir politique reste incertain.

En une seule journée, le Parlement a donc donné deux visages : un Sénat calme mais critiqué pour sa vigilance jugée insuffisante, et une Assemblée nationale en pleine tourmente, où la pression politique pèse lourd sur Kamerhe.

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